Boites Vibert Box : une solution pour tout : truites, saumons, salmonidés, salmoniculture, réempoissonement, alevinage, pisciculture, fédérations de pèche, associations de pèche, FPPMA, AAPPMA....
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REPEUPLEMENTS EN TRUITES ET SAUMONS
PAR “BOITES VIBERT” BIODEGRADABLES

C‘est aux Etats-Unis et au Canada, qu’à partir de, 1920, les repeuplements en truites et saumons par enfouissement d’œufs embryonnés dans les fonds de graviers des rivières enregistrèrent de très intéressants résultats. Cela grâce à la « Caisse Harrison » qui fut utilisée à très grande échelle sur la côte pacifique, en particulier par le Dr Foerster pour les saumons, et qui donna des résultats au moins égaux à ceux de la reproduction naturelle ou des déversements d’alevins. L’inconvénient majeur du procédé était la taille de la caisse qui requérait quatre hommes pour son chargement en graviers et en oeufs et pour sa mise en place.

boite Vibert Biodégradable
(Cliquez pour agrandir et zoomer)


Gardant le principe de la « Caisse Harrison », le Dr Vibert mit au point en 1949 une méthode améliorée de repeuplement par œufs embryonnés. Cette méthode consiste à enfouir dans les gravières, du type convenant aux frayères de truites et de saumons, de petites boîtes qui maintenant pour respecter l’environnement sont biodégradables, dites « Boîtes Vibert », d’une contenance correspondant à un millier d’œufs de truite de bonne taille. Les perforations existant sur les six côtés de la boîte laissent le courant d’eau interstitiel apporter aux œufs l’oxygène qui leur est nécessaire. Elles permettent aux alevins de sortir d’eux-mêmes de la boîte et de poursuivre leur développement sous gravier, dans les conditions naturelles auxquelles les alevins sauvages doivent leur rusticité. A l’heure actuelle, en 2009, plus de 1 500 000 « Boites Vibert » ont été vendues en France et à l’étranger pour être utilisées dans de nombreuses rivières y compris aux îles Kerguelen.

Des variantes ont vu le jour, en particulier la « Whitlock Vibert Box » aux Etats-Unis. La plus simple reste malgré tout la « Boîte Vibert » originelle qui, entre autres résultats, inscrit à son palmarès une performance de choix : la restauration du stock de saumons de la rivière Rheidol en Grande-Bretagne.

 

PRINCIPAUX AVANTAGES DE LA « BOITE VIBERT»

1. Son faible poids (51 grammes) facilite le transport et sa mise en place.

2. Chaque zone de graviers favorable au développement des alevins, même en très haute montagne, peut ainsi être facilement peuplée ou repeuplée, même en absence de toute pisciculture à proximité.

3. Le système est l’un des meilleurs marché et peut donc faire partie de tout programme de repeuplement, du plus petit au plus grand, pourvu qu’il soit utilisé à bon escient.

4. Etant à l’abri dans les boîtes totalement remplies, qui n’ont pas à être ouvertes une fois chargées, les œufs n’encourent qu’un minimum de risques du fait des manipulations.

5. Les alevins provenant des « Boîtes Vibert » : sont plus lourds, plus vigoureux et plus rustiques que les alevins élevés artificiellement et leur espérance de vie jusqu’à l’âge adulte est accrue, du fait de leur acclimatation dès leur naissance à leur environnement naturel.

6. Respect total de l’environnement grâce à sa biodégradabilité dont le processus commence 3 à 4 semaines après son immersion dans l’eau selon la température de celle-ci

 

UTILISATION DES «BOITES VIBERT»

Les utilisateurs peuvent garnir eux-mêmes leurs boîtes avec des œufs embryonnés de qualité qu’ils auront achetés à un pisciculteur. Le plus simple est néanmoins l’achat à ce pisciculteur de boîtes toutes garnies et prêtes à être mises en place, qui seront livrées en emballage pratiquement isotherme contenant une provision de glace. A réception chaque boîte ne doit pas avoir plus de quelques œufs morts, identifiables par leur couleur blanche.

Si les conditions locales ne permettent pas une mise en place rapide il faudra mettre les boîtes en attente, empilées les unes sur les autres, à l’obscurité, à basse température mais au dessus de 0°C et en atmosphère très humide. Pratiquement on recouvrira de mousse humide le stock de boîtes et on maintiendra au-dessus une provision de glace dont l’eau de fusion traversera boîtes et œufs en les maintenant en atmosphère froide et humide.

Durant le transport jusqu’à la rivière, par exemple dans des paniers de pêche, on utilisera encore la mousse humide et au besoin la glace, pour garder le plus possible les œufs à l’humidité, à l’abri du soleil et également des vents froids qui pourraient faire geler les œufs.


En rivière il faut choisir comme emplacements d’immersion ceux où l’eau est claire, avec un courant assez vif (30 cm par seconde environ), de 15 à 40 cm de profondeur. Le fond doit être essentiellement constitué de graviers d’une grosseur allant de la noisette à l’œuf de poule et n’avoir qu’une faible teneur en éléments fins, sable et vase. Aux points choisis il faut entrer dans l’eau, puis creuser dans le gravier un trou de 15 à 30, voire 40 cm de profondeur. On laisse le courant d’eau nettoyer du mieux possible le gravier enlevé. On regarnit le fond du trou de quelques cm de gravier propre. On place dessus une « Boîte Vibert » que l’on recouvre de gravier propre jusqu’à raccordement avec le fond en place de la rivière (figure 1).
boite Vibert - figure 1(1)


Pour faciliter un contrôle ultérieur des résultats, des boîtes témoins seront repérées, en rivière par deux ou trois gros galets, et sur la rive des marques constituant deux alignements se recoupant aux points d’enfouissement. En rivière à courant faible, on peut encore obtenir de bons résultats en plaçant la «Boîte Vibert » dans un monticule de gravier situé à l’amont d’une zone de végétaux aquatiques parmi lesquels les alevins pourront trouver abris et nourriture après leur sortie des graviers (figure 2.).

boite Vibert - figure 2(2)


Le principe du tas de graviers peut également être utilisé lorsqu’il y a quelques risques d’ensablement ou d’envasement. Si le courant est alors assez fort pour déplacer plus ou moins le tas de graviers on peut le consolider en plaçant ces derniers dans un gabion ou dans tout autre container de même type (figure 3).

boite Vibert - figure 3(3)


Quand ces risques d’ensablement et d’envasement sont importants il faut alors abandonner tout repeuplement par œufs et procéder à des déversements de truitelles ou de truites de taille réglementaire.

 

OBSERVATIONS GENERALES

Toujours se rappeler qu’une mise en place correcte exige au préalable un choix réfléchi des points d’enfouissement des boîtes garnies d’oeufs, points bien repérés sur le terrain, dont on établira la liste et la carte, travail qui peut se faire tout au long de l’année.
Toujours se rappeler les conditions essentielles:

(A) Existence d’un courant d’eau fraîche entre les graviers
(B) Boites bien remplies pour éviter que les œufs ne bougent sous l’effet du courant.
(C) Boîtes bien recouvertes pour être à l’obscurité totale
(D) Eviter envasement et ensablement.

 

CONTROLE DES RESULTATS

Un repérage soigneux des points d’enfouissement des boîtes témoins permettra, par un contrôle de ces dernières, de se rendre compte des résultats d’une opération de repeuplement et d’identifier pour la suite les caractéristiques des lieux d’enfouissement donnant les meilleurs résultats. Ce contrôle peut être fait de 4 à 10 semaines après l’immersion des boîtes, selon la température de l’eau. Si l’on désire se rendre compte de la présence et de la dispersion des alevins on améliorera la vision en utilisant une petite caisse ou un seau dont le fond aura été remplacé par une plaque de verre (figure 4).

boite Vibert - figure 4(4)

Ces boites, conçues et réalisées en France par le Dr R. Vibert, sont distribuées par la COFA.

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